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Enseignement et reconnaissance des diplômes: un rayonnement français à reconstruire, une Europe à approfondir

12 juin 2022

L’accès à l’éducation française est plus un enjeu sur la partie de la circonscription qui n’est pas francophone, puisqu’au Luxembourg, l’enseignement bilingue explose, qu’en Wallonie et à Bruxelles, nous avons un bon système éducatif local en langue française, et que beaucoup de parents ont fait le choix des systèmes flamand et néerlandais. Pour ces derniers, nous voulons davantage soutenir le développement des programmes flamm.

Pour ceux qui veulent accéder à l’enseignement français, je vous le dis comme je le pense : les cinq années ont été d’une rare violence pour le système d’enseignement français à l’étranger.

On assiste à une privatisation du réseau par des acteurs privés à but lucratif. Un fonds d’investissement a racheté le lycée d’Anvers et créé un lycée en concurrence directe avec le Lycée Jean Monnet de Bruxelles, ce qui va fragiliser l’établissement existant et faire augmenter les frais de scolarités pour les familles. Même chose à Amsterdam, où on ferme déjà une classe de primaire à la rentrée dans l’annexe locale du Lycée Van Gogh. 

Ces nouveaux établissements ont été homologués à la va-vite. Derrière ces fonds d’investissements, il y a des personnalités politiques de droite, comme Luc Chatel pour Odyssée, et des intérêts financiers étranger.

Nous voulons un retour de la puissance publique, un plan stratégique de développement qui réponde aux besoins des familles dans le monde plutôt qu’aux perspectives de profits d’actionnaires.

La relance du réseau doit se faire autour d’objectifs clairs :

  • élargir la gratuite en rénovant le système de bourses (dont les enveloppes sont sous-utilisées)
  • endiguer les hausses de frais de scolarité
  • détacher des professeurs résidents, issues de l’éducation nationale – vous savez que les suppressions massives de postes ont été synonymes d’augmentations des frais de scolarité et de précarité des professeurs.

Pour toute la circonscription, Parcoursup et de manière plus générale, l’accès à l’enseignement supérieur français sont un enjeu. Que l’on vienne des écoles locales, des écoles européennes et des lycées français, le système est excluant, discriminant et pire que tout : opaque. On ne peut pas confier l’avenir de nos jeunes à un algorithme qui ne prend pas en compte leurs aspirations. On ne peut pas laisser reposer la formation universitaire des jeunes français sur le Luxembourg, les Pays Bas, et surtout la Belgique, qui accueille tous les exilés de parcoursup, et rencontre des problèmes de capacité des universités à cause de nous. Il faut supprimer parcoursup et les numerus clausus et redonner de l’attractivité aux universités françaises. 

Concernant les équivalences de diplôme:

- Sur le long terme : je veux faire entrer la France dans l’accord Benelux et faire avancer l’Europe en la matière. Les négociations ont commencé en 2015-2016 , elles sont à l’arrêt depuis 2017, c’est-à-dire le début du quinquennat Macron. 

- Sur le moyen terme, il faut avancer sur les équivalences de diplômes au niveau bilatérale, entre la France et la Belgique, entre la France et les Pays Bas, entre la France et le Luxembourg. 

- Sur le court terme, il faut régler le problème des équivalences de diplômes de baccalauréat et de CESS par un échange d’informations administratives entre les administrations, tel que nous le faisons déjà pour le permis de conduire par exemple. Cela rassurera sur le risque de fraude, et soulagera financièrement et administrativement les étudiants et les établissements qui les accueillent.

 

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