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Retour sur mon déplacement à Liège du 12 mai - des propositions pour les entraides

12 juin 2022

En tant que conseillère des Français de l’étranger, je me suis toujours attachée à venir régulièrement à Liège, au moins deux fois par an. C’est notamment l’apéro de Liège, organisé par Anne-Marie et Christophe, qui permet de rencontrer la population française de Liège, dans un contexte convivial. Nous y avons rencontré les entraides, et je reviens ici sur le rôle important de ces associations. Nous avons discuté de leur action et de leurs besoin lors de mon premier déplacement à Liège 

Soutien des entraides

Les entraides ont joué un rôle central pendant toute cette crise de la COVID. Ce sont des associations tenues par des Français bénévoles, qui viennent en aide aux Français en difficulté. L’une des plus actives de Belgique est à Liège. 

 

Je me suis mobilisée, en tant que Présidente de la commission de finances du budget et de la fiscalité de l'Assemblée des Français de l’étranger, pour défendre les budgets d’aide sociale. Depuis quelques années, des rumeurs sur la suppression des budgets des entraides (OLES en langue administrative) en Europe circulaient. Or beaucoup de Français de Belgique ne peuvent bénéficier de l'aide sociale dans leur pays d'accueil. C’est pourquoi nous avons défendu avec détermination leurs budgets à l'Assemblée des Français de l'Etranger

 

Fin 2018, nous avons dénoncé la baisse du budget des affaires sociales. Au sein du programme 151 dédié aux “Français à l'étranger et affaires consulaires”, le budget des affaires sociales, corrigé du transfert du fonds STAFE (2 millions), subissait une réduction de 1,4 millions d'euros! Vous avez deux logiques différentes pour l’attribution de l’aide sociale: soit vous avez une enveloppe, qui limitera l’aide quels que soient les besoins, soit vous vous attachez à évaluer les besoins et débloquer des fonds pour venir en aide à nos compatriotes en difficulté. La logique d'enveloppe qui régit l'attribution de l'aide sociale pour les Français de l’étranger ne permettait pas d'évaluer précisément les besoins réels ni leur taux de couverture. Mais sur le terrain, nous l’entendons de toute part: les besoins sont importants, même en dehors de la période Covid. C’est le message que nous avons fait passer, en demandant  le maintien du budget de l'aide sociale de 2018 dans le budget 2019, corrigé des augmentations éventuelles du coût de la vie et des variations de taux de change.

 

Fin 2019, au regard du projet de Loi de Finances (LFI) 2020, de la réduction de la dotation pour l’organisation d’élections de 1,3 millions d’euros, qui  mené notamment à une suppression de centres de vote à travers le monde et en particulier en Belgique (Arlon, Anvers, Liège, Mouscron, Gand…), excluant ainsi de nombreux concitoyens à l’étranger de la vie démocratique française, nous demandions le retour au niveau de l’enveloppe de l’aide sociale de la Loi de Finances Initiale (LFI) de 2018. 

Il aura fallu une crise du COVID pour donner un coup d’arrêt des baisses de budget et suppressions de poste. Mais la politique de l’avant COVID ne laisse planer aucun doute sur le retour aux suppressions d’emplois et de crédits d’aide sociale à venir, si nous ne changeons pas de gouvernement.

 

Dans le cadre de la crise de la COVID, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a mis en place dès avril 2020 un dispositif exceptionnel d’aide sociale, le « secours occasionnel de solidarité ». Les critères d’éligibilité de ces aides étaient si restrictifs qu’ils ne pouvaient répondre aux attentes de nos compatriotes durement affectés par la crise économique liée à la pandémie. Sur 50 millions débloqués en juillet 2020, seulement 4.7 avaient été utilisés (voir la résolution de l’AFE impulsée par Cécilia Gondard) fin 2020, alors que beaucoup de nos concitoyens qui en avaient besoin, en avaient été privés. Face au cynisme de la macronie libérale, les élus de gauche et républicains avaient demandé que les fonds parviennent effectivement aux bénéficiaires.  

 

Malheureusement, nous sommes peu écoutés par le gouvernement. Et comme nous n’avons plus eu un seul député des Français de létranger de gauche et écologiste à l’Assemblée nationale, nous avons eu du mal à faire entendre notre voix. C’est à l’Assemblée nationale que je souhaite porter ce combat pour les services publics et l’aide sociale.

 

 

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