Pour une reconnaissance automatique des diplômes

15 mai 2022

Pour une reconnaissance automatique des diplômes entre la France et le Benelux

S’inquiéter des difficultés et du mal-être rencontrés par les jeunes, se féliciter du succès d’Erasmus, c’est bien.  
Agir pour aider concrètement les jeunes, c’est mieux!
Parmi les idées simples qui changeraient la vie de jeunes, la reconnaissance automatique des diplômes. 

Pourquoi ?

Parce qu’entre les titulaires de diplômes des Pays- Bas, du Luxembourg ou de Belgique  qui n’arrivent pas à les faire valoir en France, et les titulaires de diplômes français qui n’arrivent a à les faire reconnaître aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique, ce sont des milliers de jeunes femmes et jeunes hommes pour qui la mobilité intra-européenne s’est révélée un piège.

Comment ? 

Il existe un accord Benelux de reconnaissance automatique des diplômes entre les trois pays, il suffirait que la France entre dans cet accord. 

L’accord Benelux, c’est quoi? 

En mai 2015, les gouvernements du Benelux ont adopté une décision permettant la reconnaissance automatique de niveau des diplômes de l’enseignement supérieur (Niveaux Licence, Master). Cette simplification administrative épargne ainsi aux diplômés des démarches complexes et onéreuses, qui se soldent parfois par un échec.

Par cette décision, les pays du Benelux lèvent un obstacle à la mobilité transfrontalière académique et professionnelle, même si la mise en œuvre demeure encore imparfaite. Une fois de plus, le Benelux, véritable laboratoire précurseur en matière d’harmonisation européenne, nous démontre que les obstacles à la création d’un véritable espace européen de l’enseignement supérieur peuvent être dépassés par la volonté politique.

Pourquoi nous n’y sommes pas?

Si les discussions ont été intenses jusqu’en 2016, elles ont connu un coup d’arrêt en 2017. J’ai interpellé le gouvernement français dès février 2017. Le gouvernement évoquait des accords bilatéraux à défaut d’accord multilatéral: nous n’en avons pas vu l’ombre. Des milliers d’étudiants français, souvent venus en Belgique à défaut de places dans les universités et écoles françaises, se retrouvent donc avec des diplômes qui ne sont pas reconnus dans les autres pays. L’immobilisme du gouvernement en la matière est irresponsable.

Alors, comment agir?

Les 5 et 19 juin,  votez pour le changement : votez pour Cécilia GONDARD, et sa suppléante, Catherine Libeaut, candidates de l’union de la gauche et des écologistes. 

Mobilisons-nous à l’Assemblée Nationale, dès le 20 juin, pour tous les Français et toutes les Françaises qui étudient et travaillent dans le Benelux, avec la nouvelle majorité de gauche !

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